En quelques mots : une douleur face latérale du genou.
Si on regarde dans le plan sagittal, on comprend pourquoi on donne le nom d’essuie-glace à ce syndrome : une friction du TFL (muscle Tenseur du Fascia Lata) sur l'épicondyle du fémur se produirait à force de balayements induits par les flexions répétées lors de la course. D’un point de vue frontal, on peut expliquer par addition de vecteurs de force une compression de la bande exercée sur l’épicondyle fémoral, induite effectivement au cours de flexions/extensions répétées (1).
Qui est touché ?
Tu le sais sûrement déjà si tu parcours cette page web ! Seconde pathologie la plus commune chez les coureurs à pied (compte pour 8% des pathos de coureurs), elle a une incidence entre 5 et 14% chez ces derniers. Par expérience on la retrouve aussi chez les cyclistes et les randonneurs (phénomène amplifié par le port d’un sac lourd)
Pourquoi cela se déclenche-t-il ?
Chez le coureur à pied, la chaussure peut être à l’origine surtout si le changement a été brutal. Pas facile de trouver chaussure à son pied, et changer peut s’avérer onéreux et incertain… Le changement de foulée est une alternative intéressante (5), encore faut-il être bien accompagné et ce travail peut demander d’aller « contre-nature »
Mais surtout, quand on analyse bien les choses, on remarque plein d’autres facteurs : déficit de force de certains muscles, mais aussi déficit de leur vitesse de contraction, déficit de mobilité de hanche, de genou et/ou de cheville, et j’en passe ! (2,3) Alors oui, un petit massage ou un anti-inflammatoire peut faire passer le problème temporairement, mais pour se débarrasser complètement de ce syndrome, mieux vaut aller au fond des choses !